La vie au quotidien avec la SEP

 

J’entends souvent dire que l’on peut souffrir de la SEP mais pour autant avoir une « vie normale ». Déjà, j’ai souvent un peu de mal à comprendre ce qu’il faut entendre par cette expression ! La normalité, c’est quoi ? … avoir une vie « comme tout le monde » ?

J’imagine que cela doit vouloir dire que l’on peut avoir des enfants ou bien en adopter, avoir un compagnon, un travail, des loisirs, partir en voyage, pouvoir obtenir un prêt immobilier pour s’acheter une maison, se dorer au soleil, partir à la montagne, pratiquer un sport, etc.

Sans doute que certaines personnes qui ont cette maladie le peuvent … mais certainement pas toutes !

 

une vie normale avec la SEP Durée : 4:02

avoir une "vie normale", comme tout le monde ... est-ce possible quand on a la SEP ?!

 

 

Réflexions psy Durée : 4:57

Mon parcours santé jusqu'au diagnostic de SEP

 

 

* La peur de la prochaine poussée

la sep vue de l'intérieur ! 6:43

L'annonce du diagnostic les croyances ... une poussée, un traitement de fond ..

 

 

Et bien MARCHE maintenant !! Durée : 1:50

Illustration d'une descente d'escaliers et d'une marche sous "poussée" de SEP :)

 

 

Comment je vis les Bolus de cortisone Durée : 2:33

J'envie ceux qui peuvent faire des bolus à domicile ou en 2h en clinique ... Ouais enfin .. j'envie plutôt ceux qui n'ont pas la SEP !!!!!!!

 

 

 

* Un sens à la maladie ?

 

Extraits du livre "la maladie a-t-elle un sens" Durée : 4:40

pour aider à mieux vivre une maladie ... on cherche souvent un sens .. un pourquoi

 

* La fatigue

Elle est un trouble chronique connu par toutes les personnes atteintes de la SEP, à des degrés +/- sévères

Pour prendre mon cas personnel, après un effort, la fatigue s’exprime par une grande faiblesse dans les jambes. Dans ces moments là, je me sens comme dans le film « Ghost », quand Patrick Swayze qui vient de se jeter dans le corps de Whoopy n’a plus la force de se lever !

Je n’ai alors pas intérêt à marcher au risque de tomber : il me faut me reposer plusieurs minutes pour pouvoir reprendre des forces …

Avec le temps, mon périmètre de marche s’est réduit : 200 mètres et je suis déjà fatiguée. Pour certains parcours, la canne m’est devenue indispensable (prendre les escaliers, l’escalator …).

En période de « poussée » de la maladie, les signes chroniques ont tendance à prendre plus d’ampleur : la fatigue est plus vite là.

 

Cette fatigue peut également s’exprimer d’autres manières : tout bruit peut vite devenir fatiguant nerveusement. Il peut aussi s’agir d’une fatigue intellectuelle, qui s’associe souvent à des troubles de la mémoire. 

 

Les personnes qui ne souffrent pas de cette « mystérieuse fatigue » ont souvent du mal à nous comprendre.

Dépasser nos limites, nier cette fatigue ne sont pas à nous conseiller. Un « SEP-ien » n’est pas une personne fainéante !

 

La fatigue peut être un signe d’alarme du corps ! Pour donner un exemple personnel, si je décide de ne pas écouter mon corps qui me réclame une sieste l’après-midi, je vais me sentir mal : nausées, tremblements, irritabilité … Certaines personnes ont besoin de dormir beaucoup. Moi une nuit de 7 heures et une sieste de ¾ d’heure à 1 heure me suffisent.

 

Si vous souhaitez témoigner sur ce site, merci de m’écrire.

 

 

* Les douleurs neurophatiques

Ces douleurs ne se soignent pas avec de simples antalgiques, tels que du paracétamol. A ce jour, il n’y a rien de réellement satisfaisant et aucun traitement spécifique : antidépresseurs et antiépileptiques, avec des effets secondaires parfois pires que les douleurs ressenties !

Pour ma part, mes douleurs aux jambes sont atténuées au moyen d’étirements et de massages.

 

Si vous souhaitez apporter votre témoignage sur ce sujet, n’hésitez pas à m’écrire

 

* Le travail

Comme le rappelait Dominique Farrugia, le jour de la remise des prix du concours « SEPasduciné », 80% des personnes atteintes de cette maladie sont au chômage. Pourtant, la plupart des « SEP-ien(ne)s » sont capables d’exercer une activité professionnelle, à condition que leur emploi soit adapté à leur handicap.

Pour beaucoup d’entre nous (SEP-ien), les handicaps majeurs sont :

-  la fatigue, qui peut parfois devenir très invalidante

- les troubles visuels, tels que fatigue visuelle, névrite optique

- les troubles urinaires, qui nous obligent à penser souvent à avoir des WC à proximité J

 

Extrait de mon témoignage sur les « handicaps invisibles »,  à paraître prochainement dans la revue de la NAFSEP, dont voici un extrait : «Tout d’abord, il y a la fatigue. Chez moi, c'est vraiment le handicap majeur. Il y a la fatigue à l’effort, que toute personne atteinte de SEP connaît bien : d’années en années, mon périmètre de marche s’est réduit. Cela m'amène à refuser des sorties, par peur de ne pas "tenir" physiquement. Mais il y a aussi la fatigue nerveuse et ça, c’est plus compliqué à expliquer. J'ai besoin de faire des pauses dans la journée, de pouvoir suivre mon propre rythme d'activités, sinon je me sens mal : nervosité, irritabilité, tremblements, nausées. Cette fatigue m'est si invalidante qu'à 40 ans je n'ai toujours pas réussi à exercer une activité professionnelle sur la durée. Lors de mes premiers emplois, j'avais l'impression de "craquer" nerveusement. Ne parvenant pas à supporter toute une journée de travail, j'en suis venue à devoir refuser le poste proposé qui m'intéressait pourtant beaucoup. »

 

* L’amour

Certains couples ne résistent pas à l’annonce de la maladie … Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde, heureusement !

Quant à ceux qui sont célibataires, parler de la maladie n’est pas toujours facile.

 

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* La famille

La maladie et l’entourage …

La maladie n’est pas toujours bien acceptée. L’entourage du malade a un rôle à jouer …

 

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* La grossesse

Avoir un enfant est possible : la maladie n’est pas génétique. Mais la SEP étant une maladie dégénérative, il est normal de s’interroger avant de fonder une famille. Surtout quand on a des difficultés à exercer une activité professionnelle à temps plein et qu’on a l’angoisse de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de son enfant un jour.

 

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* Lien entre stress et poussées

Il est intéressant de s’interroger sur le lien entre le stress ou tout évènement traumatique et la survenue d’une poussée.

Plusieurs « SEP-iens » témoignent de l’apparition de la maladie à la suite d’un choc psychologique.

Dans mon cas personnel, il pourrait s’agir du décès de mon grand père … puis du grave accident de mon père

 

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Dernière mise à jour : 26 mai 2009